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  Les bancs de maërl
Les bancs de maërl

Développés sur certains fonds sédimentaires de l’étage infralittoral, les bancs de maërl du littoral Manche-Atlantique sont constitués d’algues rouges calcaires de la famille des corallinacées, non fixées, appartenant en majorité aux espèces Lithothamnium corallioides (sur des banquettes envasées jusqu’à environ 5 m de profondeur),et Phymatolithon calcareum (sur des fonds de graviers en eau claire à une profondeur avoisinant 10 m).

La complexité architecturale des bancs de maërl, offrant une multiplicité de niches écologiques, favorise la diversité biologique. C’est à la fois un support pour la flore (petites algues épiphytes) et la faune (éponges, ascidies) fixées, mais c’est aussi un milieu cavitaire abondamment peuplé car la circulation d’eau entre les arbuscules de maërl y est importante. Ils constituent, avec les herbiers de zostères, l’une des biocénoses les plus originales et les plus diversifiées de l’Atlantique Nord. 

La Bretagne abrite la majeure partie des bancs de maërl des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Ils hébergent de riches populations de mollusques bivalves d’intérêt commercial (coquille Saint-Jacques, palourdes, pétoncles, praires), ainsi que des poissons à très forte valeur marchande qui viennent se nourrir sur ces fonds (dorades, bars, turbots...). Ils font donc l’objet d’une forte pression de pêche par dragages et chalutages.

Photo : votre description de l’image - ©


Par ailleurs, du fait de sa très forte teneur en calcium et de sa richesse en oligoéléments, le maërl est exploité de longue date pour l’agriculture (amendements calcaires, alimentation du bétail). Etant donné le très faible taux de renouvellement du maërl vivant, qui constitue la couche superficielle des bancs (il s’agit d’algues qui ont besoin de lumière), l’exploitation concerne pour l’essentiel le maërl mort, fossilisé sur des épaisseurs pouvant atteindre une dizaine de mètres. Seule la partie grossière étant prélevée, le maërl perd de sa complexité architecturale et ainsi la diversité et la richesse biologiques s’en trouvent sensiblement diminuées.


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